Le 5 Mars 2021 je vous parlais d’un poisson robotisé pouvant accéder aux plus grandes profondeurs de l’océan (dans cet article).

Aujourd’hui les chercheurs tente d’optimiser son fonctionnement en lui permettant d’adapter sa vitesse de nage au courant grâce à l’apprentissage par l’expérience.

Je trouve l’histoire de ce robot explorateur aussi intéressante qu’intrigante puisqu’il nous permettra de connaitre certaines des facettes de notre planètes les plus mystérieuses et inaccessibles pour l’homme.

Les poissons possèdent un système sensoriel appelé ligne latérale, qui leur permet de détecter les mouvements, les vibrations et les gradients de pression dans l’eau. Les scientifiques ont donné à un poisson robotisé sa propre version de ce système, lui permettant de déterminer la meilleure vitesse de nage.

Des chercheurs de l’Institut Max Planck pour les systèmes intelligents (Allemagne), de l’Université nationale de Séoul et de l’Université de Harvard ont participé à cette étude. Ils ont créé un robot à corps mou inspiré des poissons, capable de nager sur place contre un courant d’eau traversant un réservoir.

Son mouvement de nage ondulatoire a été rendu possible grâce à une série de chambres en silicone reliées entre elles, situées de part et d’autre de son corps. De l’air était alternativement pompé dans les chambres d’un côté et hors de celles de l’autre côté – le côté gonflé se dilatait et se courbait vers l’extérieur, tandis que le côté dégonflé se courbait vers l’intérieur.

Le système de lignes latérales du robot se compose de deux microcanaux en silicone remplis de métal liquide, qui courent sur la longueur de chaque côté. Lorsque chacun de ces canaux s’étire alors que le côté du corps se courbe, la résistance électrique du métal liquide augmente. Par conséquent, en surveillant les changements de résistance, il était possible de déterminer dans quelle mesure une pression d’air donnée faisait onduler le corps du robot.

Les scientifiques ont ensuite mis en place une boucle d’auto-apprentissage, dans laquelle un ordinateur connecté au robot mesurait la vitesse du courant, puis ajustait automatiquement la pression de l’air en fonction de cette information. Cela a permis au robot de maintenir en permanence une vitesse de nage correspondant à celle du courant. Dans un environnement naturel tel qu’une rivière, cela permet au robot de ne pas être emporté vers l’aval lorsqu’il n’avance pas.

« Ce robot nous permettra de tester et d’affiner les hypothèses concernant la neuro-mécanique des animaux nageurs et nous aidera à améliorer les futurs robots sous-marins », explique le Dr Ardian Jusufi de Max Planck. « En plus de caractériser pour la première fois le capteur de déformation souple dans des conditions dynamiques immergées, nous avons également développé une approche de modélisation simple et flexible basée sur les données afin de concevoir notre contrôleur de rétroaction de natation. »

Un article sur cette recherche a récemment été publié dans la revue Advanced Intelligent Systems. Le robot peut être vu en action dans la vidéo ci-dessous.

J’espère que l’avancement de ce petit robot vous plaira autant que moi car il a un beau potentiel même s’il ne servira certainement pas nos intérêts personnels !

Quentin CLAUDEL

« Ceci est un article « presslib » et sans droit voisin, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel vous retrouverez toute l’actualité des métaux précieux. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur https://larobolution.com/. »

Source New Atlas

Pin It on Pinterest