La société californienne Virgin Hyperloop a franchi une étape cruciale dans le développement de son système de transport futuriste ultra-rapide. En effet, la nacelle Pegasus a réalisé son premier trajet avec des passagers humains, sur la piste DevLoop de l’entreprise dans le désert du Nevada, près de Las Vegas.

Cette entreprise fondée en 2014, a pour but de créer le système de transport futuriste imaginé par Elon Musk : des nacelles voyageant dans des tubes, à des vitesses pouvant atteindre les 1 300 km/h !

Virgin Hyperloop fait son premier test avec deux passagers

Virgin Hyperloop a effectué le test inédit de son système de transport ultra-rapide avec deux passagers humains après avoir réalisé plus de 400 tests.

L’après-midi du dimanche 08 Novembre fut le moment où la nacelle XP-2 (surnommée Pegasus) a réalisé son premier trajet avec à bord : Josh Giegel, le directeur de la technologie et co-fondateur de l’entreprise Virgin Hyperloop accompagné de Sara Luchian, responsable de l’expérience des passagers.

Lors de l’essai sur la piste DevLoop, la nacelle a très rapidement accéléré pour atteindre la vitesse de 160 km/h, avant de ralentir jusqu’à l’arrêt. Même si la vitesse ne paraît pas impressionnante, il est à noter que la piste DevLoop ne mesure que 500 mètres de long pour 3,3 mètres de diamètre.

Pour les deux passagers, l’accélération est semblable à celle d’un avion qui décolle. Ainsi, la nacelle n’a pas atteint la vitesse maximale théorique de l’Hyperloop, qui est de 1 300 km/h.

Toutefois, même si la société Virgin Hyperloop n’a pas atteint la vitesse maximale théorique de l’Hyperloop, qui est de 1 300 km/h, l’entreprise prévoit que sa navette pourra atteindre une vitesse de pointe de 1 000 km/h lorsque des voies commerciales entreront en service puisque pour le moment, le record de la compagnie est de 457 km/h.

Et la sécurité dans tout ça ?

La navette Pegasus est un modèle réduit de ce que devront être les navettes de l’entreprise puisque celle-ci pèse 2,5 tonnes et mesure environ 5 mètres de long pour 2 personnes, alors que l’entreprise souhaite transporter jusqu’à 23 passagers par navette.

D’après Constantine Samaras, professeur associé d’ingénierie civile et environnementale à l’université Carnegie Mellon, il reste de nombreuses questions de sécurité à résoudre avant d’envisager des voies commerciales.

Selon ce professeur, il faut intégrer tous les cas de figure possibles dans le système, comme les tremblements de terre, une anomalie dans le tube, etc., car maintenir la sécurité des passagers à de telles vitesses est un véritable challenge.

D’ailleurs, chacun des deux testeurs à bord avait des points particuliers à surveiller. Ainsi, Sara Luchian, devait surveiller la température à l’intérieur de la nacelle et le bon fonctionnement du système de ventilation pendant que Josh Giegel voulait voir les procédures de sécurité du système en action, et vérifier le maintien de la communication avec les opérateurs pendant le test.

Ici se déroula un petit voyage résultant de l’aboutissement de nombreuses années de travail autour de ce projet devant voir son exploitation commerciale débuter d’ici 2030.

Quentin CLAUDEL

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Source Clubic.com

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