Les étudiants américains font plier Google. Le géant a du mettre un genou à terre. Non ce n’est pas un gouvernement ou un concurrent mais bien ces satanés étudiants (la « chienlit » de De Gaulle) qui ont fait plier Google. C’est en fait la collaboration de Google avec le ministère américain de la défense qui a mis le feu aux poudres. D’abord chez Google où les pétitions se sont enchaînées chez les employés parce qu’ils ne voulaient plus travailler sur l’IA de l’armée qui analyse les images afin de donner plus de précision aux frappes des drones. Cet engagement guerrier n’était pas du tout du goût des salariés et des milliers d’entre eux ont donc signé des pétitions, une douzaine (oui c’est finalement assez peu) ont même démissionné. Mais ce sont surtout les étudiants chercheurs des universités américaines, les « cerveaux » sont assez rares pour qu’on ne les froisse pas, qui ont fait pencher la balance. Des étudiants, majoritairement pacifistes, qui n’appréciaient guère les fins militaires du travail de Google.

C’est vrai que l’enjeu est de taille à en croire Sundar Pichai, le directeur général de Google, qui annonçait en début d’année dans un congrès que “L’IA est l’une des choses les plus fondamentales sur laquelle travaille l’humanité, c’est plus important que l’électricité ou le feu.” Effectivement ça place les choses même si, dans sa réflexion, il oublie un peu vite que sans électricité, l’Intelligence Artificielle est aussi utile qu’une paire de palmes dans le désert (et encore on peut toujours se ventiler avec). Et le discours de Google ne s’arrête pas là puisque dans une volonté affichée de laver plus blanc que blanc, le géant du net y introduit de principes éthiques du genre « pour le bien de l’humanité seulement » et autres déclarations d’intention qui n’engagent que celui qui les écoutent. L’enjeu est en effet extraordinaire, mais qu’en fera-t-on ? Une vraie avancée et une aide pour tous ou un inextricable Big Brother calibré pour formater le bon peuple de sans sans dents et lui vendre tout ce dont il n’a aucunement besoin ? Là, c’est vous qui déciderez !

Il n’est pas trop tard…Mais presque !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« L’homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu’il pense ! C’est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné ».

Jean Delumeau

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