Légalisation du cannabis, le recours à l’IA ! Petit rappel…l’Intelligence Articielle est un système d’algorithmes complexes utilisant des données en masse. Partant de là, plusieurs constats s’imposent. Si la masse de données est infiniment plus étendue que celle qu’un humain pourrait « ingurgiter », il ne s’agit pas de données nouvelles.

Ces données ont déjà été rendues publiques et son connues. Second point, si l’IA peut brasser ces données, elle peut aussi en faire une synthèse et faire des propositions. De là à lui trouver une certaine intelligence, il n’y a qu’un pas qu’il ne faudrait pas franchir trop vite ! C’est ce que l’on a pu constater lors d’un premier débat entre l’IA « Project Debater » et Harish Natarajan en début d’année. Le système aux 10 milliards de données s’était alors fait planter en beauté par le philosophe, en partie parce qu’il utilisait (le système) des éléments déjà connus et manquait singulièrement de réthorique…

IBM, via son laboratoire de recherche israélien, a remis le couvert la semaine dernière avec l’analyse de plus de 1000 arguments avancés par des participants. L’idée était de faire émerger une tendance concernant la légalisation ou non du cannabis. Et le système a produit…des arguments pour et d’autres contre… En faveur de cette légalisation, l’on trouve l’argument archi revu qui considère comme « illégitime de la part des gouvernements de limiter les choix de consommation des personnes en se fondant sur le mal que peut leur provoquer la substance, en particulier dans la mesure où l’alcool et la nicotine sont actuellement légaux ».

Dans les arguments défavorable il s’agit d’une substance qui peut « nuire à la mémoire, augmenter la demande sur le marché noir », à même d’entraîner « des coûts de santé publique élevés pour le traitement de la toxicomanie, de la psychose et d’autres effets secondaires de cette drogue dangereuse ». Chouette, on est ravis, on tient là la solution. Si vous ne voulez rien savoir, demandez à une IA. Effectivement le fantasme de cette « intelligence » est bien un fantasme.

La seule chose étant la possibilité d’analyser des grandes quantités de données, donc d’en faire un outil d’aide mais ne lui demandez pas l’impossible ! En ce qui concerne la conclusion de Projet Debater en opposition à la légalisation, l’IA inquiet que «ce serait le début d’un processus de légitimation et de légalisation de drogues de plus en plus dangereuses ». On a sans doute dû oublier de lui parler des antidouleurs opiacés sans doute, légaux et ravageurs et pour lesquels les labos inventent d’autre substances pour les combattre alors que ce sont ces même labos qui les développent. Non décidément, l’IA n’a pas l’intelligence, ni la perversité des humains…

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

«L’homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu’il pense ! C’est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné». Jean Delumeau

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une vraie analyse du monde de la robotique à même de vous permettre d’en profiter. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.larobolution.com»

 

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