Voilà une avancée technologique très intéressante ! Mettons de côté les mauvais souvenir des brulures que ces animaux nous ont fait subir pendant les vacances et observons plutôt leur capacité de déplacement très efficaces.

Des scientifiques ont réussi à reproduire la capacité de propulsion de ces animaux marins quelques peu hors du commun ayant un déplacement majestueux et efficace. Je dois bien admettre que si nous arrivons à reproduire à grande échelle cela pourra révolutionner le monde maritime sans oublier que plus c’est efficace moins nous avons d’impact négatif sur l’environnement (normalement).

Lorsqu’il s’agit de développer des robots capables de se déplacer efficacement dans l’eau, les scientifiques se tournent régulièrement vers des créatures comme le calmar et les méduses pour s’inspirer, et une équipe de recherche britannique vient d’en produire un qui puisse nager avec les meilleurs d’entre eux. Le robot souple et flexible utilise une nouvelle méthode de propulsion pour se déplacer, tout comme le nageur le plus efficace de la nature, et porte un ensemble d’attributs que ses créateurs disent être bien adaptés pour fonctionner à proximité d’environnements sous-marins fragiles et sensibles.

Le robot a été créé par une équipe d’ingénieurs de l’université de Southampton et de l’université d’Édimbourg, qui se sont inspirés de ce qui est considéré comme la nageuse la plus efficace de la nature, Aurelia Aurita, ou méduse de la lune. Le robot imite la locomotion de cette créature marine à l’aide de ce que les ingénieurs appellent une « cloche propulsive ».

Celle-ci consiste en une membrane de caoutchouc qui enveloppe un ensemble de huit nervures flexibles imprimées en 3D, avec un petit piston positionné sur le haut du corps du robot. Ce piston perfore la cloche de propulsion, qui se dilate puis reprend sa forme initiale à plusieurs reprises, produisant des jets de fluide qui propulsent le robot dans l’eau.

Cela imite la technique de nage utilisée par les méduses et lorsque la cloche est frappée à la bonne fréquence, le robot est capable de nager à une vitesse d’une longueur de corps par seconde et égale l’efficacité de l’Aurelia aurita. Ce phénomène est connu sous le nom de résonance et fait référence aux grandes vibrations qui résultent de l’application d’une force à la bonne fréquence, un peu comme lorsqu’on pousse un enfant sur une balançoire.

Selon les scientifiques, c’est la première fois que la résonance a été démontrée comme forme de propulsion dans un submersible, et la technique permet au robot de nager 10 à 50 fois plus efficacement que les robots sous-marins comparables actionnés par des hélices.

« Les précédentes tentatives de propulsion de robots sous-marins à l’aide de systèmes à jet ont consisté à pousser l’eau à travers un tube rigide, mais nous voulions aller plus loin et nous avons donc introduit l’élasticité et la résonance pour imiter la biologie », explique le co-auteur Thierry Bujard. « J’ai été vraiment surpris par les résultats, j’étais persuadé que la conception allait fonctionner mais l’efficacité du robot était bien plus grande que ce que j’attendais ».

Comme le robot est doté d’un extérieur souple et flexible, les scientifiques pensent qu’il pourrait un jour s’avérer utile pour explorer des environnements fragiles, tels que les récifs coralliens, les sites archéologiques ou les zones fréquentées par les nageurs humains. L’équipe va maintenant s’attacher à équiper le robot avec la technologie nécessaire pour ce genre d’applications.

« Il reste encore de nombreux défis et des possibilités passionnantes à explorer avec les technologies robotiques sous-marines douces », déclare le Dr Gabriel Weymouth de l’université de Southampton. « Nous cherchons maintenant à étendre le concept de ce robot à un véhicule sous-marin entièrement manœuvrable et autonome, capable de détecter et de naviguer dans son environnement ».

La recherche a été publiée dans la revue Science Robotics, tandis que la vidéo ci-dessous contient des images brutes du robot en action.

Cette vidéo me fascine de par la simplicité apparente par laquelle ce prototype peut nager vers la surface sans trop de soucis et par des mouvements de « tentacules » assez petits pour parfois être imperceptibles.

Il ne reste plus qu’a savoir comment alimenter ce « moteur » afin de le rendre le plus propre possible et comment l’intégrer dans nos véhicules actuels. Une belle technologie pleine d’espoir et de promesses qui pourra pendant encore longtemps être perfectible !

Quentin CLAUDEL

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Source New Atlas

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