Il y avait longtemps qu’il n’avait pas fait parler de lui, notre ami Laurent Alexandre. Ce n’est pas plus tard que le 26 septembre que notre homme, grand chantre du transhumanisme, s’est épanché sur un de ses sujets préférés du moment, l’éducation. C’est donc à l’occasion du « France Digital Day » qu’il a pu donner son point de vue lors d’un débat, et le garçon s’est une nouvelle fois fait remarquer.

Au Musée des Arts Forains où était organisé ce rendez-vous il a fait une brillante prestation. Sur le thème « Le futur du travail et de l’éducation face à l’intelligence artificielle et les robots » (vaste sujet d’actualité), le débat a été pour le moins animé entre les protagonistes (Cédric Villani, député de l’Essonne, Marie Ekeland qui a fondé Daphni, Bruno Teboul de Science et Innovation et notre fameux homme invincible). La question des métiers de demain face à la Robolution a permis à notre cher Laurent Alexandre de ressortir ses vieux démons opposant les élites, geeks de surcroît, et les autres, ceux qui n’ont pas de cerveau. Ce n’est pas dit comme cela mais il a reconnu que le problème c’est bien le cerveau des gens…

« La priorité ce n’est pas que nos enfants de la haute bourgeoisie aillent dans les écoles Montessori, c’est que les ZEP deviennent des Montessori ». Bon, la messe est dite, que peut-on ajouter de plus ? Bien oui quoi, les bourgeois geeks avec leur Iphone sont la race dominante mais que faire de tous ces pauvres en ZEP dans les banlieues dont « le cerveau pose problème » ? Par chance, il ne propose pas de les supprimer (bon, il y a peut-être pensé cela dit) mais pour Super Laurent Alexandre, tout est possible. Comme son dada (entre autres) c’est d’implanter de l’intelligence artificielle dans nos pauvre têtes vides, là il a trouvé un super terrain de jeu. J’imagine bien que « l’implant Montessori » est déjà prêt, alors réjouissez-vous bande de pouilleux des cités, votre sauveur est là.

Si l’IA est en plein développement et révèle sans aucun doute une tendance durable d’investissement pour les entreprises, le transhumanisme passe les bornes des limites (comme dirait Maurice). Le surhomme est un fantasme que d’autres, dans des temps bien sombres, avaient déjà imaginé. L’intelligence selon Laurent Alexandre, la capacité à vivre mille ans et même plus, il est temps que l’éthique se réveille et tente de préserver cet humain que l’on aime tant, avec ses travers qui font de lui un homme (ou une femme comme vous voulez mais pour les travers on est manifestement plus doués).

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