L’après guerre et les fantasmes de la robotique ! C’est fait, la commémoration du 8 mai 1945 est passée. Mais la robotique est déjà bien présente dans les esprits.

En 1945, juste à la fin de la guerre, le monde de la robotique est surtout un monde de fantasmes (enfin, pour certains, c’est encore le cas aujourd’hui…). Un monde bien plus proche de la science-fiction que de la réalité. Si vous jetez un coup d’oeil au film d’Howard Bretherton, sorti en 1945 et intitulé « The Monster and the Ape », vous aurez une idée de la chose assez croquignolesque. « The Metalogen Monster », le robot du film, cristallise toutes les peurs de l’époque face à ces machines infernales. Mais c’est surtout un livre, daté de 1944 et sorti en France en 1947 qui aura donné le ton à cette crainte de l’avenir.

Ce livre c’est bien sur l’essai de Georges Bernanos que beaucoup d’entre vous ont déjà lu. L’auteur y livre une critique acerbe du monde dominé par les machines qui ne servent qu’à asservir l’homme en le privant de liberté tout en prétextant l’inverse : « Dans la lutte plus ou moins sournoise contre la vie intérieure, la Civilisation des machines ne s’inspire, directement du moins, d’aucun plan idéologique, elle défend son principe essentiel, qui est celui de la primauté de l’action. La liberté d’action ne lui inspire aucune crainte, c’est la liberté de penser qu’elle redoute ».

Ce point de vue a évidemment ses détracteurs, on s’en doute mais ce qu’il évoque aussi avec fermeté raisonne avec beaucoup d’à propos aujourd’hui : »… un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu’à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne ». Effectivement, il semblerait que ses prédictions soient franchement visionnaires ! Alors si l’on ne veut pas que la Robolution soit synonyme de misère et que les robots ne soient pas tous des tueurs, posons les bases d’une société constructive et non asservie. Oui, je sais, il y a un peu de travail…

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« L’homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu’il pense ! C’est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné ». Jean Delumeau

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une vraie analyse du monde de la robotique à même de vous permettre d’en profiter. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.larobolution.com»

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