En matière d’IA, l’automobile est aussi un formidable terrain de jeu. Voitures connectées (avec exploitation des données) et applications en pagaille, systèmes d’aide à la conduite, les géants de l’informatique se livrent une vraie bataille. Apple et Google en tête, mais Intel est aussi bien décidé à lancer une série de voitures autonomes dès cette année. Le maître des puces informatiques, après le rachat de l’Israélien Mobileye, spécialiste des systèmes anti-collision, va donc lancer le test sur une flotte d’une centaine de voitures. Il est vrai qu’avec un coût de rachat de l’ordre de 15 milliards de dollars, il ne faudrait pas mollir et traîner à se positionner sur ce marché très prometteur.

Sur sa route, le géant trouvera bien entendu les deux terreurs précitées mais aussi Tesla qui annonce que tous ses modèles sont équipés d’un logiciel de conduite autonome. Il ne reste plus que le feu vert des autorités… Ce que fait, au compte-goutte, la Californie avec des permis de tests pour plus d’une trentaine d’entreprises. Le marché s’annonce donc juteux d’autant que les mesures répressives (oui il n’existe pas de mesures préventives ou pédagogiques dans ce domaine) montrent bien leurs limites. Le nombre d’accidents reste encore élevé et se refuse obstinément à baisser. Si la vitesse est un facteur aggravant (pas toujours une cause directe), les différents outils technologiques embarqués sont de plus en plus de nature à distraire les conducteurs (téléphone, applications…). Alors dans ce cas, il vaut peut-être mieux laisser faire la machine.

Puisque l’on parle aussi souvent de droits et de responsabilités et de statut juridique, que se passera-t-il si un conducteur est contrôlé positif à l’alcool ou aux stupéfiants ?  » Ce n’est pas moi qui conduisait, c’est le système de conduite autonome ». La bonne blague…par sûr qu’elle fasse rire tout le monde mais en attendant, l’investissement dans ce secteur est plus que prometteur. ceux qui ont acheté des actions Tesla en savent déjà quelque chose…

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