Dans la robotique, l’industrie est un moteur de développement primordiale, bien loin de la robotique domestique qui reste en comparaison un gentil joujou. Kuka s’est développée dès le début du vingtième siècle dans l’industrie en utilisant des principes de soudage en perpétuelle évolution jusqu’à atteindre 1000 employés à l’aube de la seconde guerre mondiale. Tout cela avec toujours un fort lien avec l’automobile, secteur où l’automatisation est devenu une évidence avec Henry Ford. Evidemment, la guerre a nettement stoppé les velléités de développement mais dès 1945, l’entreprise s’est de nouveau remise à l’ouvrage avec la soudure par points puis à l’arc avec Volkswagen en particulier. Pour autant, la première ligne de soudage robotisée est installée pour la fabrication de la Classe S de Mercedes en 1971, juste avant de commercialiser une machine de soudage à l’arc magnétique.

Mais c’est « Famulus » le premier robot industriel à 6 axes électromécanique en 1973 qui fait entrer Kuka dans les grands de la robotique. Avec des secteurs très diversifiés allant traditionnellement de l’automobile à l’encollage des plastiques en passant par le travail du bois, de la pierre ou du verre, l’entreprise est aujourd’hui un géant. Avec un chiffre d’affaires annuel de 3 milliards d’euros et 12 500 employés, c’est du lourd. Une situation qui la rend néanmoins vulnérable si l’on se souvient de l’épisode Midea, une entreprise chinoise d’électroménager, en 2016. Celle-ci avait annoncé une offre d’acquisition sur Kuka de 5 milliards de dollars.  Toutefois, après un refus des autorités, Luka a vendu un partie de ses activités américaines à Advanced Integration Technology.

En voiture, dans votre immeuble ou votre maison, dans vos bureaux et j’en passe, il y a de forte chances que Luka soit passé par là. Autant dire que la robotique industrielle, Kuka maitrise, mais cela ne serait rien sans les logiciels inhérents à leur exploitation…Bon il faut toutefois noter que l’action Kuka AG (dont le siège est en Allemagne à Augsburg) est passée de 47,5 euros au 22 septembre 2014 pour être aujourd’hui à 148,35 euros, avec une belle et constante progression. Reste à savoir si le repli Chinois (12 % des parts de marché de Kuka) ne va pas impacter trop fortement notre « Kolosse » allemand…à suivre.

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