Encore des emplois confiés à des robots ! L’entreprise est très ancienne puisqu’elle a été fondée en 1917 par Pierre-Georges Latécoère. Une bonne centaine d’années dans le domaine de l’aéronautique avec des débuts de pionnier avec l’aéropostale. A l’époque l’entreprise construisait des avions Salmson (aussi constructeur de voitures) et a participé à l’effort de guerre. Une belle aventure qui se poursuit aujourd’hui toujours dans l’aéronautique. Mais il est bien évident que les solutions techniques ont un peu évolué ! Plus de structure en bois couverte de toile enduite ni de moteur en étoile, ni même d’avions (la spécialité de l’entreprise était la fabrication d’hydravions de ligne…) puisqu’elle fait partie des sous-traitants des constructeurs. C’est un partenaire majeur des grands avionneurs mondiaux pour les tronçons de fuselage et les portes d’avion et le numéro deux mondial du câblage embarqué. Et dans tous les avions ou presque puisque les clients sont Airbus et Boeing pour les avions de ligne, mais aussi  Embraer et Bombardier pour les avions régionaux et les avions d’affaires avec Dassault Aviation, sans oublier les avions militaires avec Dassault et Airbus.

Aujourd’hui, dans la toute nouvelle usine inaugurée en mai 2018 à Toulouse et labellisée Usine du Futur, l’équipementier monte en puissance. Spécialisée dans la production de pièces de portes et tronçons d’avions le site industriel (sur près de 6 000 m2) va s’équiper d’îlots robotisés livrés par Fanuc. Le japonais signe ici un joli contrat et surtout renforce son implantation en Europe. C’est un marché estimé à 3 millions d’euros que remporte donc Fanuc via sa filiale française pour deux machines MCM cinq axes avec système de contrôle et deux robots de chargement. L’objectif du groupe Latécoère est « de garder  la production de ce type de pièces en France en dépit de coûts inférieurs à l’étranger », selon Richard Montanel, le directeur du nouveau site toulousain. Et bien oui, nous coûtons trop cher alors les robots nous remplacent petit à petit dans ces « usines du futur » dites « usines 4.0 » qui seront bientôt aussi désertes que les rues commerçantes de nos bourgades où le pouvoir d’achat des « sans-dent » risque de devenir encore plus réduit ! Il est temps de profiter de cette Robolution avant de la subir !

Il n’est pas trop tard…Mais presque !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« L’homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu’il pense ! C’est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné ».

Jean Delumeau

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une vraie analyse du monde de la robotique à même de vous permettre d’en profiter. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.larobolution.com. »

 

 

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